Le Catblog - Chaque lundi, l'actualité de et vue par Cathy

lundi 22 février 2010

Rouges sous la lampe.

Fr a aussi cru voir Lewis Trondheim : "lui, on le reconnaît tout de suite" et moi j'ai croisé Frédéric Mitterand : "Il a grossi, ça fait bizarre." Et oui, on était donc le mois dernier au festival d'Angoulême (presque un mois en fait), et on y a vu des stars. Enfin, des stars pour nous... et encore pas le dernier ! Pas mal d'inconnus aussi, parce que les productions nouvelles sont pléthore et que j'ai du mal à suivre maintenant que j'oublie de lire et de dessiner pour me lancer dans ma nouvelle carrière de faiseuse de papier mâché. Heureusement, dans ce festival il y avait autre chose que des stands bondés : on est passé par l'expo Blutch (des pastels et des dessins envoûtants, dont celui qui a servi pour l'affiche des Herbes folles de Resnais, un petit format que j'aurais bien mis dans ma poche... son prochain projet après ces suites picturales, sans texte, est une série de strips à l'encre... passer comme cela d'un domaine à l'autre c'est fou, non ?), celle de Fabio (lui maintenant écrit et ne dessine plus, j'aimais pourtant son apparent dilletantisme entre bd, dessin, art contemporain, musique), de Jochen Gerner (celui là ne déçoit en rien) et de Fabrice Neaud (qui lui déçoit un peu !). On est aussi descendu vers la nouvelle Cité de la BD et de l'Image, très chouette surtout quand on peut manger son sandwich tranquillement au soleil sur le grand parvis devant (tu vois Philippe, on a pas eu si froid !). Vu la magnificence du lieu on se demande pourquoi tout a l'air si grand et vide alors que le festival étouffe dans des tentes surchauffées... Bon, bref, c'était un très joli week-end et on a pas boudé notre plaisir quand on a appris sur le retour que le tome 3 de Pascal Brutal de Riad sattouf avait le prix du meilleur album. Même Fabrice Neaud aime ce livre ! D'accord, c'est vrai que l'offrir à quelqu'un de votre connaissance est une bonne manière de tester son humour...

Rien à voir et pourtant quand même, le nouvel Expressions Magazine, le journal le plus lu dans les terriers du Poitou-charentes est sorti depuis quelques semaines et j'y ai commis quelques lignes avec plein d'autres gens talentueux. Vous le trouverez , avec une belle couv qui ressemble à du Daniel Clowes mais ce n'est pas du Daniel Clowes, incroyable non ?

Je reviens bientôt avec encore une petite note sur le festival et ce sera fini (pour le festival, je m'entends). A très vite !

lundi 18 janvier 2010

Face de bouc

J'ai essayé des dizaines de fois mais je n'ai jamais fait qu'y errer d'un oeil distrait : trop de pub, trop de début de phrases, trop d'abréviations, trop d'interlocuteurs et d'échanges fusées. Alors je suis restée dans la désormais marge, avec mon blog cabine couchette grand luxe, un espace d'intimité où je prends mon temps et contrôle la sauce.

Sauf qu'il y a eu Haïti et que si nous avons réussi à avoir rapidement des nouvelles par mail de mon oncle haïtien et de ma tante qui habitent là-bas, ma cousine est restée longtemps introuvable... avant que Fr déniche de ses nouvelles sur Facebook. Quel soulagement ! D'accord, ça ne change pas grand chose à la situation, et Facebook comme tous les autres participe à une médiatisation qui a d'énormes travers, mais si ce réseau permet simplement de donner des nouvelles des gens à ceux qui les cherchent, c'est chouette. Souhaitons que ça reste comme cela. Et souhaitons encore beaucoup plus pour Haïti.

Bonne semaine !

mercredi 30 décembre 2009

Les repas de famille, ça nous soule, on en peut plus !

J'ai réécouté cette chanson de Claire Diterzi "Les repas de famille", elle est assez appropriée à la période, non ? De notre côté, nous avions trouvé que c'était une très bonne idée d'échapper à tout ça. On avait expédié Noël au début des vacances et on avait pris le train couchette pour Marseille et sa Canebière, Marseille et ses calanques, Marseille et son ciel bleu... sauf qu'il a plu pendant une semaine. Une pluie bien drue, glaçante, à pointer le nez sur le trottoir (pas propre), le trottoir et encore le trottoir. On a pas fait une visite, juste le Frioul où on a pu apercevoir dans une crique la transparence de la méditeranée, qu'on aurait bien troquée comme les eaux vasouillardes de notre Charente Maritime, mais comme y avait encore de la pluie... On a aimé quand même, heureusement on était déjà venus, donc on savait la grande ville, les montagnes autour, les quartiers, les couleurs, etc, on savait.

Dans notre malheur, notre chance a été quand même qu'on s'est réfugiés dans le magnifique appartement que nos amis nous avait prêté : des carrelages hallucinants, des moulures art déco, les livres partout, le jardin en pleine ville, de quoi rester des jours et des jours sans jamais se lasser. Cet endroit était habité : pas seulement parce que son propriétaire nous a laissé faire dormir Lu sur son divan de psychiatre, "plein de rêves... et d'autres choses" avait-il prévenu, mais parce il y avait aussi partout des sculptures éclectiques et précieuses, des présences étonnantes, une collection de tortues, quelques chouettes disséminées ici et là, des masques africains, des chèvres en bouts de fer et une architecture d'oiseaux peints, et même un Charlie Brown lové dans une cuillère. J'ai adoré cet appartement. Il paraît que dès que quelqu'un y met un pied, il n'a plus qu'une envie : y vivre. On était là, entourés, sur une île, un radeau, dans une suspension délicieuse du temps. Le soir de noël, à la demande des enfants, on s'est préparé des hamburgers et on a feuilleté les livres de notre hôte avec gourmandise. C'était bien. En plus, nos amis nous ont amené dans un restaurant où on a mangé une Caprese croustillante, avec de la tomate crue dessus, comme je n'en avais jamais mangé ! Et on buvait plein de bons vins le soir dans la cuisine ! Oui, c'était bien... Là, en attendant le nouvel an et la reprise pour tout le monde, je suis encore dans un état de douce lévitation... je travaille, mais à peine, en me disant que c'est salvateur parfois d'échapper à l'ordre du monde. Vive Marseille et bon nouvel an à tous !

mardi 8 décembre 2009

Christmas again

C'est donc effectivement toujours ici et vendredi je serai bien là de 16 h à 20 h.

Un petit poème pour enfoncer le clou :

Je fais du papier mâché

C'est mon loisir préféré

Je fais ça devant la télé

mais j'ai bien peur d'en devenir droguée !

Promis, pour la prochaine fois, j'écoute Beck (le plus joli popwriter du monde) et Charlotte Gainsbourg (la plus chanceuse fille du monde) et je me remets au dessin. A bientôt !

samedi 28 novembre 2009

J'étais une fleur ou bien un poisson

J'ai rien à dire. Et visiblement, j'ai pas le temps de dessiner. C'est que je passe mes journées captive et deconnectée, laborieuse et empressée entre un chat (bête) et un enfant malade (désormais guéri)...

Y a des explications quand même : la dernière fois, je vous montrais mes tas de papier bien mâchouillés. Maintenant voici des petits êtres qui n'attendent que vous :

Certaines de ces poupées russes se déshabillent déjà chez Matlama, les autres seront dévoilées la semaine prochaine à la vente de Noël de la Galerie Bletterie. Je vous en dis plus demain, nous avons notre big réunion dans quelques heures. Mais ces poupées, à chaque fois je me dis que c'est un bagne, qu'on ne m'y reprendra plus, et je replonge, les délices et les souffrances de l'addiction me tiennent...

Dernière chose, j'ai oublié de préciser dans le dernier post que si je parlais de la pétillante Nelly Kaprièlian, c'est aussi parce que c'est elle qui a mené l'interview de Marie Ndiaye dont on a tant parlé il y a quinze jours et qui l'a défendue de manière si brillante... c'est déjà loin ? J'espère que non. Marie Ndiaye fait partie de ces gens dont on est heureux qu'ils existent disait je ne sais qui. De mon côté, son existence me rassure. Pour moi qui suis une femme, métisse, aimant la littérature française, elle est un modèle, un exemple ? Je ne trouve pas le terme. Une héroïne, sans doute. En plus, elle a mon âge, j'ai l'impression qu'elle a grandi à côté de moi ! Il y a des filles comme cela, je les suis depuis mon adolescence et je les aime toujours autant que lorsque que j'avais quinze ans. Comme si on avait vieilli en parallèle. Sophie Fontanelle ou Valérie Lemercier par exemple. C'est d'un autre ordre peut-être mais pas tant que ça... Et vous, vous avez des héroïnes ?

A très vite !

mercredi 18 novembre 2009

Les énigmes obsédantes

Ce mois-ci, VOUS TROUVEZ enfin la SOLUTION d'énigmes OBSEDANTES m'a dit cette vénérable astrologue Shelley Von Strunckel. Ah, ce monde de Vogue où la vie n'est qu'une énigme à résoudre ! Le langage y est fleuri, la mode une hyperbole, les gens n'y souffrent de maux capiteux... et la piquante chroniqueuse livres Nelly Kaprièlian y écrit, rien que pour ça c'est bien. Elle écrit aussi dans Les Inrocks, passe au Masque et la Plume. Ne la ratez pas. Je vous dirai à la fin du mois si l'énigme est définitivement résolue : je ne suis pas très présente en ce moment, c'est que Shelley m'a conseillé d'en "faire le minimum", afin de ne pas faire des choses que je pourrais regretter. Ah, ce monde encore pour pour éviter les problèmes, il suffit simplement de ne rien faire...

Je ne peux pas m'empêcher quand même, des trucs en papier mâché poussent sur mon radiateur. Ils sont nombreux, réclament des soins constants, ils ne vont pas m'apporter des ennuis, j'espère !

A bientôt !

vendredi 30 octobre 2009

Il va falloir me rassembler

Et oui, ça m'arrive - tout comme prendre mon café pour mon pot d'encre de chine en y trempant mon pinceau, sortir en chaussons, amener ma poubelle à l'atelier au lieu de la poser au coin de la rue, me promener avec ma radio allumée et me demander pourquoi quelqu'un parle à côté de moi. Pas vous ? A Paris, c'était bien, on pouvait faire n'importe quoi mais ici, dans une petite ville, tu passes vite pour la fofolle de service. Et fofolle, je suis gentille. Heureusement, je pars quelques jours reprendre mes esprits pour un super week-end d'amoureux... à Saintes.

AH, quelle aventure comme dirait l'autre (impossible de ne pas vous glisser en lousdé un mot de cet artiste, je suis si heureuse de le retrouver en grande forme, tous violons sortis...). A bientôt pour des nouvelles de mon travail.

jeudi 1 octobre 2009

Ateliers ouverts ce week-end

Y aura des dizaines de planches en CP de toutes formes et toutes épaisseurs (des chutes récupérées chez Leroy Merlin qui attendent depuis), une jambe géante explosée, des restes de salade vietnamienne de la veille, des morceaux de journaux éparpillées partout, un oiseau qui porte des chaussures, des dessins au mur, au sol, et accessoirement sur des feuilles, et moi au milieu... Mais si vous avez de la chance, j'aurais peut-être fait un peu de ménage.

Samedi et dimanche, journées Ateliers Portes Ouvertes donc. Je serai à l'Atelier Bletterie où j'ai mon atelier (1er étage, sur la gauche), de 11h à 19 h et où je vous accueillerai avec plaisir. Si vous avez une folle envie de vous acheter un sac en bâche de piscine tout en regardant de bien jolis dessins, vous pouvez aussi passer par l'Atelier-Boutique de Matlama où Marina sera là et mon exposition aussi. J'aime beaucoup l'ambiance des ateliers portes ouvertes, il y a de plus en plus d'artistes qui y participent, pour tous c'est une façon très directe et plaisante d'échanger... Mon seul regret est de ne plus pouvoir aller lorgner sur les autres ateliers... je vais essayer quand même (j'arriverai donc un peu tard dimanche matin).

A bientôt !

lundi 28 septembre 2009

Je me souviens, je me rappelle.

C'est ma fille qui m'oblige à y aller, je vous assure ! J'ai pu y voir que le retour aux années 80 est bel et bien là. Pas de doute. La prochaine fois, quand mes garçons me traîneront à leur tour chez Décathlon pour leurs fournitures d'escalade/rollers/piscine/skate/sport de raquette, je continuerai l'enquête... j'espère ne pas ressortir avec une combinaison Quechua verte pomme (j'en suis capable, j'ai pas acheté le faux perfecto à 29 € 99 mais j'étais au bord, toute cette rentrée me rend un peu à cran).

Sinon, vous qui habitez nos rives enchanteresses, ruez-vous sur l'Expressions magazine qui vient de sortir, il est tout frais tout chaud, pas la peine de braquer votre buraliste, on le trouve gratuitement dans des lieux choisis (et assez aléatoires, je vous l'accorde mais il est téléchargeable ici, donc pas d'histoires). Il a accompli sa première grande révolution et réussit la gageure d'être à la fois plus léger et plus touffu ! Quant à moi, je reviens dans la semaine pour une autre annonce tout aussi d'importance...

dimanche 30 août 2009

Faites monter l'aventure.

Donc n'oubliez pas d'acheter vos escarpins en crocro ! Ne prêtez pas attention aux cahiers, cartables, surligneurs et ardoises + chiffon - ça c'est moi qui m'y colle..., les escarpins sont bien plus importants. Je les ai trouvés dans le Vogue de Juillet dernier : La fille était belle et nue, intégralement accessoirisée d'Yves Saint Laurent.

Et pour aborder cette rentrée avec entrain de la pop électrisante et délicieuse de La Roux ici. Ca date du printemps dernier mais c'est bien quand même. A bientôt !

vendredi 28 août 2009

Il fait bon, il fait chaud, je prends l'air et je prends l'eau...

Cet été, nous avons échangé notre maison à La Rochelle contre une très belle maison dans le Jura :

C'était la canicule mais entre deux sauts dans la rivière voisine, j'ai quand même travaillé à l'ombre d'un tilleul centenaire...

Et j'ai fait prendre l'air à mes poupées !

A bientôt !

vendredi 7 août 2009

Vraoum-Elles-Né dans la rue !

Salut mes lapins, je fais plein de choses en ce moment mais tout de même quelques miettes de ma virée parisienne avec ma fille rien que pour vous. Luna est toujours fatiguée quand je lui propose de faire quelque chose, il parait que c'est l'âge ! Mais elle a quand même apprécié l'expo sur le Graffiti à la Fondation Cartier. Moi aussi. Ils ont réussi à dépasser pas mal d'écueils (ne pas figer le mouvement, se cantonner à quelques têtes d'affiches, en faire trop, pas assez... etc !), j'ai trouvé cela très émouvant de retourner aux sources, aux ados des années 80, à l'explosion graphique que ça a provoqué, à partir de rien, juste des signatures et le goût du danger ! Il y a aussi des pièces contemporaines, donc un graffiti à l'extérieur de Barry Mac Gee plutôt chouettos (parmi plein d'autres). Ensuite, l'accrochage spécial Femmes @ Beaubourg, je ne reviens pas sur le parti-pris (ne mettre que des travaux féminins pour réagir contre le machisme du milieu de l'art) que j'aime bien, j'ai juste eu un peu de mal, le musée est grand et je n'ai plus l'habitude d'ingérer des tonnes d'oeuvres à la queue leu leu. Pour finir, une visite très très emballante à La Maison Rouge où l'expo Vraoum a le très bon goût d'exposer planches de bd et oeuvres d'art contemporain qui en découlent. Ca donne des planches magnifiques, invisibles ailleurs (du Franquin, du little Nemo, etc..) et plein d'artistes que j'aime (Séchas, La Police, Mayaux, Gerner, les japonais Toshima-Takano-Murakami, etc) dans un accrochage qui coule de source, à la fois exigeant et facile d'accès. Ca m'a ravi !

Vous avez compris, Paris c'est totalement rassénérant, surtout en août. Si vous être trop loin, allez quand même faire un tour sur le blog de la délicieuse Nicoz qui a raconté en image une aventure qu'on a vécue toutes les deux, je ne vous en dis pas plus... sinon, pour les Rochelais, ne manquez pas l'expo-vitrine du mois d'août à la Galerie Bletterie, pleine de monstres horriblement séduisants.

Pour finir la couv des Inrocks dont je me suis inspirée pour vous parler de mes cartes postales, il y a un mois, arrangée à ma sauce : c'était un hommage à cette photographe, mais je m'aperçois que depuis, j'ai oublié son nom... je vous en dirai plus la prochaine fois, après ma deuxième salve de vacances, quand j'aurais retrouvé la mémoire !

A bientôt !

lundi 29 juin 2009

Des mouches au pulco

Tout va bien ? Ici, on est pas encore en vacances mais il fait chaud. On se dope au Pulco (mais c'est mieux que ma passion de l'an dernier pour les barres glacées Bounty) et à l'atelier il y a des mouches qui tournent sans cesse autour de moi.

Que faire ? Qu'est-ce que ça veut dire ? Mon travail est-il si peu recommandable ? Des questions, des questions... je cherche et je ne trouve pas. Un vieux tableau à la place, un peu flou sur les bords mais ça c'est ma patte perso de grande photographe :

Comme on est à l'époque des bilans et pour rester dans le flou et les champignons, voici au grand air mon travail d'une année (et oui, un an pour faire 2 toutes petites choses) à mon cours de céramique :

Confondant, non ? Si vous voulez voir de belles céramiques, allez voir plutôt par , quant à moi, je suis tétue, je recommence l'an prochain.

Très bientôt, pour faire plaisir à Anne-Maï, je vous montrerai que je dessine la mer moi aussi !

lundi 16 février 2009

Bretécher, Snoopy et moi

Ca veut dire stop, et c'est pour vous avertir que je vais faire une petite pause. Un mois ? Un peu plus ? Mon scanner m'a lâché, je ne vais pas assez bosser dans mon atelier, j'ai plein de trucs à écrire, dessiner... et puis je voudrais réfléchir un peu à ce blog, voir ce que je vais en faire. Voilà trois ans que je le tiens à peu près régulièrement, je me suis bien amusée, j'ai beaucoup appris, vous avez été des cobayes très obligeants... mais je sens qu'il faut que je le fasse évoluer sinon, il finira par ne m'apporter plus rien - sinon des fins de week-end plantée devant l'ordi... J'ai envie de me mettre à Wordpress, de scinder le blog en deux... donc finalement pas seulement les fins de week-end mais tout le week-end plantée devant ma machine ? ... On verra.

J'ai vu le docu Empreintes qui est passé à la téloche pendant le festival d'Angoulême sur notre mère à tous, Claire Bretécher. Elle y disait qu'elle avait été une folle de fringues, qu'elle achetait des fringues tout les jours qu'elle oubliait aussitôt jusqu'à les laisser dans le magasin même, qu'elle y a dépensé un fric monstre avec sa copine des années 80 Lavanant : "Tout ça c'était pour qu'on devienne belles. Mais ça n'a pas marché évidemment." Et pourtant, comme elle était belle hier, comme elle est belle aujourd'hui ! Elle a toujours un sourire sur l'amertume légendaire de sa bouche et puis des rides, des yeux clairs, des mains qui bossent dur à la plume et à l'encre, à l'ancienne, dans un atelier de rêve perché sur la butte Montmartre. Bon, c'est mon cri du coeur mais en fait ce n'est pas exactement ça ce que je voulais vous dire... Claire Bretécher donc, y racontait qu'elle avait été aussi une folle de journaux féminins. Elle les a lu avec assiduité depuis ses 18 ans. Et puis, un jour elle a n'a pas pu. La répétition du même, les conseils beauté, minceur, budget... ça ne s'adressait plus à elle. Je n'en suis pas encore là (d'ailleurs, je suis très très très loin d'être Claire Bretécher même si je suis alternativement tous ses personnages), mais je me dis qu'il faut que je trouve un autre angle, que je canalise mes dessins vers quelque chose de plus tranchant. Vous voyez ?

Donc un dessin de clôture, parce que si Bretécher était ma mère, à 7-8 ans, c'est Snoopy qui a été mon premier grand amour !

A bientôt !

mardi 3 février 2009

Viendez, viendez à la Waouh exposition !

Entre le boulot, un enfant malade, le ménage (et oui, en plus je dois faire le ménage, les lessives, l'aspirateur, tous ces trucs), les soldes (en vrai, j'avais oublié mais il paraît que c'est déjà la fin) pas le temps de dessiner. Enfin si, juste des gribouillis pour l'expo que j'organise à la Galerie Bletterie. Je vous en ai déjà parlé, non ? J'en remets une louche, le vernissage est samedi à 18h30 pour les Rochelais, y aura à boire et à manger, et surtout à VOIR. Voici les gribouillis, ça vous donnera peut-être envie de les découvrir en plus grand, d'aller regarder les travaux de tous ces gens merveilleux...

Pas le temps, pas le temps... J'avoue quand même, RIEN QU'A VOUS : entre deux ouvertures de fichiers, je me régale de La Maison Close que Ruppert et Mulot ont ouverte pour le festival d'Angoulême. Je vous avais déjà parlé de leur bras de fer, là, ils se surpassent encore, je n'en reviens pas. Ca me donne envie de relire Lapin et les livres de L'Association, de tout lire de ces messieurs, et même des dames qu'ils ont invité à se déshabiller (les meilleures ! quel choix !) et ça me consolerait presque de ne pas être allée au festival. J'étais bien contente du palmarès tout de même... Tenez d'ailleurs, y a un joli article sur le grand Winschluss dans le dernier Expressions que vous trouverez ici en téléchargement (et aussi un autre article de votre dévouée sur la graveuse Yagui Druid - je ne fais pas ma pub, non presque pas !).

A bientôt !

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