
Cet été, nous nous sommes retrouvés au musée Rodin. Je m'étais mise en tête d'aller voir l'expo d'un artiste contemporain belge (Wim Delvoye qui tatoue les cochons et fabrique des machines à caca) mais très curieusement, je suis plutôt tombée sous le charme des sculptures du vrai maître des lieux. J'ai plongée ensuite dans ce livre de Raphaël Masson et Véronique Mattiussi avec délices ("Rodin", chez Flammarion, le livre du musée). Ses bronzes m'étaient totalement indifférents mais j'ai vu là-bas des êtres qui restaient dans les blocs, à peine extirpés, des amoncellements de plâtre, glaise, papier, crin, des morceaux de corps, assemblés, réassemblés, tout ça m'a soufflé et cette vie incroyable... La stature très XIXème de celui qui veut atteindre la beauté, l'homme, la gloire ! C'est à la fois un peu risible aujourd'hui, et très émouvant.
Vous savez que je fais de la sculpture sur terre depuis la rentrée ? Dans ce cours, les élèves viennent avec des photos de sculptures célèbres qu'elles copient. A priori, ça ne dit rien qui vaille mais comme on apprend de tout, et surtout de ce dont on peut avoir des a priori, j'ai donc utilisé la photo d'un buste de Madame Fenaille à mon tour comme modèle (dans le dessin précédent, je l'ai mise en bas, et non elle n'a pas de barbiche, c'est son habit...). Ca a donné ça :

Rien à voir avec la miss Fenaille finalement et même avec ce que je fais d'habitude, mais c'est ce qui me plaît !
A bientôt !
Ps : titre des Brigitte, toujours...