Comment ça se fait.
Par Cathy, mardi 19 septembre 2006 à 22:30 :: vrac :: #92 :: rss

Et pourquoi donc, me direz-vous ? Pourquoi, pourquoi, pourquoi... Parce que lors de la dernière fête des mères, je reçu en guise de rapide hommage à ma fonction (Fr déteste mais c'est quand même une occasion pour qu'on m'offre des cadeaux, non ? alors, j'ai toujours une liste à sa disposition de BD que j'aimerais lire, comme ça tout le monde est content) le livre de Nadja Comment ça se fait. Nadja, je la connaissais à cause de ses livres pour enfants, ils m'ont toujours étonnée, presque intimidée : ils tranchent sur les livres tous mignons, tous jolis et qui se ressemblent finalement un peu tous, avec de grands coups de pinceaux énergiques, des histoires entières et fortes, sans ironie, sans trente-sizième degré. Ensuite, j'ai adoré évidemment le petit opus Comment faire des livres pour enfants... Là, elle récidive chez le même éditeur avec cette grande bd, ce livre, cette drôle de chose finalement, puisque c'est une bd mais avec des cases traitées à la peinture en noir et blanc. On y voit une oursonne peindre, écrire, hésiter, voir son amant, ses amies, se disputer avec les uns, vouloir être seule, angoisser, accepter le projet d'un scénario sur avec des hommes à nez en forme de bites (!), rehésiter, s'arrêter devant une moto et avoir envie de la dessiner, parler toute seule sans cesse, et dans tout ce fatras, finir par "faire" quand même. J'aime beaucoup ce livre. Il est à la fois drôle et plein de tendresse pour ce personnage, son exigence pleine de doutes, et surtout il parle de la création d'une manière très intime, entre la brosse à dents et la sortie au cinéma, donc très juste. Pour preuve, cette vignette que j'aime tout particulièrement, où l'on voit qu'aux toilettes on peut faire autre chose que lire le catalogue de La Redoute...

Vous voyez la densité de son trait ? J'ai eu du mal à m'y faire mais finalement, je trouve que ça donne une force incroyable à son univers. En plus, elle manie pas trop mal le pinceau, elle utilise des animaux mais pas seulement pour en faire des humains un peu hystériques et enfantins, et elle est éditée par une maison d'édition qui fait un vrai boulot de qualité, parce que imprimer des planches toutes grises sans en retirer la lumière, ça doit être coton...
Donc, pourquoi, pourquoi "Une conversation exceptionnelle entre une pieuvre et un ours"? Parce que j'ai décidé de faire moi aussi une planche en humble hommage à la Nadja, avec une pieuvre et un ours, toute en gris. Et ça sera demain. Olé !



Commentaires
1. Le mercredi 20 septembre 2006 à 17:36, par khrikhri
2. Le mercredi 20 septembre 2006 à 22:03, par Cathy
3. Le mercredi 20 septembre 2006 à 22:25, par KhriKhri
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