Des gribouillis pour vous montrer que chez moi, j'ai une fille qui n'hésite jamais à me rappeler à l'ordre, même au réveil : ah, les joies de l'adolescence... Pas de radio donc, mais quelques silhouettes échappées du Zoo de la Palmyre (notre promenade du dimanche), de divers journaux féminins et des Inrocks. Dans le dernier numéro, Zadie Smith (ex-prodigue de la littérature anglaise avec Sourires de Loup en 2000, j'ai voulu le lire cet été, mais c'était trop tard, l'effet de mode était passé) dit à la journaliste qui l'interroge sur son statut d'icône mode : "J'aime les vêtements, l'apparat, la mise en scène de soi plus que la mode. Et puis, j'ai 31 ans, je suis une femme, je n'ai plus envie de m'habiller comme une ado. Je ne cherche pas non plus à être sexy et mignonne, ce que je veux, c'est avoir une attitude noble dans la vie. Il faut esthétiser sa vie. Et cette recherche de la beauté est en parfaite cohérence avec mon travail d'écrivain, car être écrivain c'est, d'une certaine façon, rechercher la beauté, c'est-à-dire exprimer la vérité à travers la forme la plus juste possible." Sur la photo, elle est magnifique, on se croirait revenu 30 ans en arrière, avec les compensées, la robe brodée, le fauteuil suspendu, le turban, le black power mais elle a surtout une moue désabusée très intrigante. Vous savez quoi ? Son nouvel ouvrage s'appelle De la beauté (Gallimard). Elle peut et elle sait en parler, je pense...